Plaidoyer pour le bonheur / M.R

Publié le par PHILOU

LE GRAND SAUT VERS LA LIBERTE


Quel soulagement pour le porteur qui a longtemps marché dans le monde de la souffrance que de poser à terre son lourd et inutile fardeau.      Longehen Rabjam ( un des principaux représentant du bouddhisme tibétain ).

Etre libre, c'est etre maitre de soi meme. Pour beaucoup de gens, une telle maitrise concerne la liberté d'action, de mouvement et d'opinion, l'occasion de realiser les buts qu'on s'est fixés. Ce faisant, on situe principalement la liberté à l'extérieur de soi, sans prendre conscience de la tyrannie des pensées. De fait, une conception répandue en Occident consiste à penser qu'etre libre revient à pouvoir faire tout ce qui nous passe par la tete et traduire en actes le moindre de nos caprices. Etrange conception, puisque nous devenons ainsi le jouet des pensées qui agitent notre esprit, comme les vents courbent dans toutes les directions les herbes au sommet d'un col.

Qui n'a pas dit un jour :"Pour moi , le bonheur serait de faire tout ce que je veux sans que personne m'interdise quoique ce soit".

La liberté anarchique, qui a pour seul but l'accomplissement immédiat des désirs, apportera-t-elle le bonheur ? On peut en douter. La spontanéité est une qualité précieuse à condition de ne pas la confondre avec l'agitation mentale. Si nous lachons dans notre esprit la meute du désir, de la jalousie, de l'orgueil ou du ressentiment,elle aura tot fait de s'approprier les lieux et de nous imposer un univers carcéral en expension continue. Les prisons s'addtionnent et se juxtaposent, oblitérant toute joie de vivre. En revanche, un seul espace de liberté intérieure suffit pour embrasser la dimension toute entière de l'esprit. Un espace vaste, lucide et serein, qui dissout tout tourment et nourrit toute paix.

La liberté intérieure, c'est d'abord l'affranchissement de la dictature du "moi" et du "mien", de l"etre" asservi et de l"avoir" envahissant, de cet ego qui entre en conflit avec ce qui déplait et tente déserpérément de s'approprier ce qu'il convoite. Savoir trouver l'essentiel et ne plus s'inquiéter de l'accessoire entraine un profond sentiment de contentement sur leundefinedquel les fantaisies du "moi" n'ont aucune prise.
CELUI QUI EPROUVE  UN TEL CONTENTEMENT, dit le proverbe tibétain,TIENT UN TRESOR AU CREUX DE SA MAIN.

Etre libre revient donc à s'émanciper de la conrainte des afflictions qui dominent l'esprit et l'obscurcissent. C'est prendre sa vie en main , au lieu de l'abandonner aux tendances forgées par l'habitude et la confusion mentale. Ce n'est pas lacher la barre, laisser les voiles flotter au vent et le bateau partir à la dérive, mais barrer en mettant le cap vers la destination choisie.

BONNE ROUTE.


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