Circuit du col de Fenestre au Pas des Ladres
Ce n'est pas pour un pèlerinage à la Madone de Fenestre que 9 "estivants" du BRSTCS ont jugé agréable de participer mais à une randonnée au départ du refuge via le col de Fenestre et le Pas des Ladres.
Vers 9h nous prenons la direction du lac de Fenestre ( 2266m ) situé dans un environnement rocailleux et marquons une première pause après 1h30 de marche avec un dénivelé assez facile et régulier qui rend d'ailleurs cette randonnée très agréable et très fréquentée été comme hiver.
A 11h30 nous atteignons le col de Fenestre (2474 m) qui nous permet de découvrir le Piémont italien qui coiffe dans le lointain les cimes neigeuses du Val d'Aoste.
Les flancs de la cime de l'Agnellière (2699m) nous offre ses névés et nous gratifient de la présence de nombreux bouquetins bien peu farouches malgré une présence humaine non négligeable.
Nous prenons notre casse-croûte près des fortifications italiennes dont les murs en béton imprégnés de salpêtre font le délice des bouquetins et autres chamois.
Vers 13h 15 , nous prenons la direction du Pas des Ladres jusqu'à la balise 369 pour bifurquer à droite par un large chemin dallé qui rejoint par encorbellement le col situé à 2448 m d'altitude.
Du Pas des Ladres, on aperçoit en contre-bas le lac de Trécolpas ainsi que le GR qui mène au refuge de la Cougourde.
La descente assez rapide, pentue et très sinueuse du GR 52 pour rejoindre la balise 368 vers le refuge s'effectue très tranquillement pour atteindre nos 4 roues vers 16h.
Cette randonnée qui se trouve au pied du mont GELAS, point culminant à 3148 m dans les alpes françaises du sud nous auras permis en autre de découvrir ce col de Fenestre du Mercantour/Argentera qui sépare l'Italie de la France.
Un peu d'histoire pour conclure :
Dès 1388, le sanctuaire de la Madone de Fenestre situé au pied du col devint le meilleur passage et refuge pour les voyageurs qui empruntaient ce passage entre Nice (sous domination de la Savoie) et le Piémont.
Ce col s'est avéré être un passage stratégique, en témoigne la présence de trois blockhaus sur le versant français du col et d'une petite citadelle sur le versant italien. Toutes les fortifications sont italiennes, le col devient frontière qu'en 1947 avec le traité de Paris.
Le col a servi de route d'exil en septembre 1943 pour la communauté juive niçoise fuyant l'arrivée des troupes allemandes , qui remplacèrent les troupes d'occupation italiennes. Une plaque au col commémore cet exil.