DATI, la chute d'une icône !

Publié le par PHILOU

   A l'évidence, il existe un lien direct entre la fronde des magistrats français, la bronca du corps judiciaire contre Rachida DATI et ce qu'il est convenu d'appeler la logique médiatique essentiellement émotive, voire électrique.

         
   L'actuelle Garde des Sceaux , au caractère fantasque, semble obéir à une tendance lourde repérable depuis plusieurs années : la pénalisation de la République dont Nicolas 1er fut l'un des maîtres d'oeuvre quand il était ministre de l'intérieur.
    Alors pour satisfaire la demande, et au nom des victimes, le pouvoir promet d'être ferme et impitoyable. On empile donc lois pénales sur lois pénales dans un climat de panique et d'irrationalité. Il faut obtenir des résultats.
                   
   
    C'est dans ce climat que fut mise en oeuvre la fameuse règle des peines planchers et c'est dans le même esprit qu'on se propose aujourd'hui de ramener de 13 à 12 ans la majorité pénale quitte à engorger un peu plus les prisons en incarcérant des enfants de 12 ans. 
    Les magistrats sont en rébellion ouverte, le personnel pénitentiaire au bord de la crise de nerfs et le suicide des détenus ne fait qu'augmenter.

                                
  
    Nous basculons  vers " l'imbécillité pénale " qui consiste à s'en remettre principalement au code pénal pour réguler la société.
    Au bout de la chaîne : la chute de l'icône. La descente aux enfers de celle qui est montée trop vite sur les sommets de l'échelle sociale. Rachida, la femme pressée, la teigne, l'insubmersible, enfin un genou à terre.
    Elle qui croyait surfe sur l'actualité, comme son maître, est cette fois, totalement débordée par les évènements.

    
    
    La favorite est aux abois. La Cendrillon des banlieues, l'arabe symbole de la France moderne catapultée place Vendome, entre les palaces et les maisons de joaillerie de luxe a du mal à s'extirper du piège dans lequel on l'a précipitée.
             

    La ministre star adulée des  banlieues serait qu'une potiche, qu'un coup de pub, que la beurette "chic et choc" de service ?
    Le garde des Sceaux n'est-il pas le ministre du malheur des autres ?
    Ca exclut, à mon avis , de se montrer avec des robes qu'une surveillante de prison mettrait un an à s'offrir.
                   
   Cette française d'origine maghrébine , de confession musulmane, non mariée, ministre de la république, qui fait un enfant toute seule est peut-être la preuve de la tolérance et de la modernité de l'islam de France.
                  

    Qu'un garde des sceaux, obéissant à la volonté présidentielle, s'engage obstinément dans le populisme répressif fait légitimement frémir ceux qui quotidiennement sont en charge d'une justice civilisée.
    
               
Si la pasionaria de la place Vendome fait toujours, parait-il, partie des ministres préférés des français, elle devra apprendre à jouer serré dans un monde judiciaire souvent exaspéré par le style et les méthodes de leur ministre que par le fond de sa politique.

                        
    Enfin, pour en finir sur notre RACHIDA nationale, je vous propose de regarder la vidéo qui suit diffusée au Grand Journal de Canal Plus il y a quelques mois. Et oui ce conseil municipal avait était épuisant pour la garde des Sceaux.

 

Publié dans POLITIQUE

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