Une victoire sans appel .

Publié le par PHILOU

    Strasbourg , Toulouse , Amiens , Rouen , Metz , Reims , Caen , St Etienne , Laval , Valence , Quimper , Périgueux et Pau pour ne citer que les principales villes de plus de 30000 habitants ayant basculées à gauche (PS ) et le probable gain d'un moins 8 présidences de Conseil Général , c'est le verdict des urnes et la confirmation du rejet que traduisent la chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages.

 

  Après la correction des municipales et des cantonales , et malgré les appels à voter pour réduire un taux d'abstention record , principalement à droite , le président peut-il encore entendre le message des scrutins du 9 et 16 mars 2008 ?
  Le dernier "mini" remaniement ministériel et la réorganisation engagée à l'Elysée confirment que M.Sarkozy et son gouvernement n'ont pas tenu compte de ce que le peuple a exprimé. Il se contente d'agir sur la forme sans en modifier le fond nécessaire à un changement de cap pour les réformes dont le pays a besoin mais à condition qu'elles soient justes pour être mieux comprises et acceptées de tous.

                                                      

EX : PAQUET FISCAL  / 14 milliards d'euros.

  4.7 pour la dé fiscalisation des HS et 2.8 pour la déduction des intérêts des emprunts qui profitent peut être aux ménages modestes et aux classes moyennes et le solde , soit 6.5 milliards d'euros pour les plus riches. En avaient-ils vraiment besoin ?
  Je souhaite vous faire partager quelques extraits de la chronique de Jacques Julliard dans le NO du 20 mars , intitulé :  QUEL GACHIS !

 Je le cite : "Ce n'est pas la droite qui a perdu les municipales . C'est Nicolas Sarkozy. C'est lui qui a entraîné son camp dans la défaite. Ayant pendant dix mois exercé sur la France un pouvoir personnel , il essuie aujourd'hui un désaveu personnel.
 Indépendamment de sa signification politique , cette raclée est une bonne chose pour la République. Il était indigne d'un grand pays comme le notre d'être gouverné en marge des institutions , par le bon plaisir et les caprices d'un enfant gâté déguisé en rock star.
 C'est la droite autant que la gauche qui a sanctionné Sarkozy. Quel gâchis tout de même , quel gaspillage ! Voilà un homme qui , il y a moins d'un an , avait toutes les cartes en main et qui les a dépensées en pure perte. Ses réformes n'ont rien réformé , ni l'état , ni les finances , ni le niveau de vie des français. Sa politique sociale est injuste , sa politique économique incohérente , sa politique étrangère solitaire. C'est un président affaibli qui est désormais condamné à prendre des mesures dont beaucoup seront impopulaires.
 On ne réforme pas un pays épris d'égalité comme le notre en commençant par y accroître les inégalités. Le rôle du président de la République n'est pas de gouverner dans les détails. Il est d'organiser la solidarité afin de rendre le gouvernement possible. Nicolas Sarkozy dispose - t - il encore d'assez d'autorité , d'assez de légitimité pour accomplir cette grande mission ? Je le souhaite mais n'en suis pas sur. Sinon , il est condamné à inaugurer les chrysanthèmes , y compris ceux qui orneront bientôt la tombe des espoirs qu'il avait suscités. " Fin de citation.


                 

  Le pouvoir a toutefois la chance que cette défaite intervienne en début de quinquennat : il reste quatre ans pour montrer aux français qu'ils ont été compris.






 
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